Google is not Evil, Et si Google n'est pas le Mal, Il pourrait bien être Dieu, tant il en connait sur nous...

Inlassablement le grand robot écume la vaste toile, inspecte chaque page, chaque lien de chaque page, chaque billet, chaque article, chaque annuaire, chaque "forum", et chaque "post" de chaque forum, chaque groupe de discussion et chaque réponse de chaque groupe... Google aime le web et il existe pour cela, il vous offre toute cette connaissance, qui a stockée et indexée, celle de tout le monde mais qui, pour une part, parle aussi de vous...

Car par paquets d'upload, doucement votre vie se transfert sur le web 2.0 . Les photos de familles sur Flickr , les insignifiances sur Twitter , les bonnes adresses sur Del.icio.us , la vie des enfants sur FaceBook , la votre sur Ziki. Chaque activité, chaque information trouve peu à peu sa place sur la toile. Et chaque place, remplies de mots et de traces, est par Google soigneusement inspectée, stockée et indexée.

Mais Nous n’en savons pas assez sur vous se dit Eric Schmidt, PDG de Google. Alors Google décide d'aimer aussi les webmestres . Il leur fabrique de magnifiques outils, gratuits et chatoyants, pour connaître en permanence le nombre de visiteurs ou de liens clickés sur leurs billets, pour savoir enfin d'où viennent tous ces lecteurs, et où vont-ils après. Et l'ego ainsi flatté, les webmestres se sont mis presque tous à aimer Google et à utiliser ces beaux outils. Et en échange Google à été connecté à un flot tout neuf de données provenant de tous les sites du monde, composé de chaque lien clické, de chaque page visitée, d'où vous venez, où vous allez. Autant de nouvelles choses à analyser et indexer. Et par Amour, vanité, cupidité, pour quelques sous donnés, encore de cette publicité qui un peu mieux vous connaît.

Mais Nous n’en savons pas assez sur vous martèle encore Google, un endroit nous est encore fermé, celui des lettres qu'avec vos proches vous échangez. Alors Google s'est mis aussi à vous aimer. Et pour le prouver vous a offert de pharaoniques espaces pour recevoir et stocker des vies entières de courrier. Et en échange Google a reçu un nouveau flot de données, a pu y insérer de nouvelles publicités, et a surtout continuer à indexer. car après tout, c'est bien là son métier...

Et que va t-il se passer après ?

Pour y répondre, je passe la main à Cory Doctorow et sa nouvelle du genre "anticipation" qui pourrait se résumer en une phrase : Clairement, le secteur public n'était pas équipé "Pour Bien Chercher"..

Le titre du texte original est Scoogled et heureusement pour les francophiles, a été (très bien) traduit par Valérie Peugeot, Hervé Le Crosnier et Nicolas Taffin. Je vous laisse donc découvrir une vision de l'avenir, avec enGooglé

Le 14 October 2007 à 11h 13, par ZimZag

Cette nouvelle m'a paru tellement crédible et réaliste que j'ai oublié, le temps de la lecture, sa nature fictive. Si on regarde bien, Jules Vernes a écrit au final plus de roman d'anticipation que de SF pur et dur. Avec Jules ont avait au moins l'avantage d'imaginer un monde fascinant ou la technologie nous permettaient de multiples découvertes. Avec l’arrivé d’ Asimov, ça se complique pas mal, révoltes de robot, guerres intersidérales... On sent que le tableau se noirci. De nos jours, nos chers romanciers s'expriment sur la lutte anti-terroriste et la fin de la vie privée. Aux oubliettes l’aventurier inconscient dans un futur éloigné. Place au futur proche, le roman d’anticipation ou tout le monde est impliqué.
Cory, garde ta paranoïa pour toi, j’en ai pas besoin, la mienne me suffit largement Smiling (on se soigne comme on peu, je le pardonne)

Le 19 October 2007 à 22h 03, par Ulhume

Tu as l'air d'être étonné, mais ça y est ! Nous somme à l'an 2000 et bien passé même Wink) On commence même a avoir des études très sérieuses sur les relation amoureuses entre êtres synthétiques et humains. Du coup ça laisse peu de place à la fiction Smiling

Ceci dit il me semble que l'anticipation est une branche de la Science Fiction (au sens anglo-saxon du terme) et qu'elle est toujours plus ou moins inspirée d'une angoisse du présent. Jules Vernes était plus dans le Hard Science de l'époque et heureusement il y a toujours des auteurs qui donne dans ce domaine.

Enfin bref, tout ça pour dire que de la l'anticipation a la réalité il n'y a qu'un petit pas et que je suis globalement d'accord sur ta phrase de conclusion Smiling

Poster un nouveau commentaire

Le contenu de ce champ est gardé secret et ne sera pas montré publiquement.
  • Allowed HTML tags: <a> <em> <strong> <cite> <code> <ul> <ol> <li> <dl> <dt> <dd>
  • Les lignes et les paragraphes vont à la ligne automatiquement.
  • Les adresses de pages web et de messagerie électronique sont transformées en liens automatiquement.
  • Textual smileys will be replaced with graphical ones.

Plus d'informations sur les options de formatage