J'avais découvert cet article sur le monde de la pornographie sur le site "L'Attention". L'impact aura t-il été plus grand parce que je suis un "mec" ? Je n'en sais rien mais il m'a marqué, c'est un fait.

Et voilà qu'en voulant le poster "quelque part" où il aurait été utile, je me rend compte que le site avait disparu. Le témoignage me semble trop important pour passer ainsi à la trappe numérique. J'en avais gardé une copie, je la met donc en ligne, tout simplement.

Si cela pose un problème à l’éditeur ou à l’auteur, merci de me le dire et je le retirerais.


Les témoignages non officiels des coulisses de l'industrie du sexe sont rares. Un film, présenté par une association au parlement suédois dans le cadre d'une réflexion sur la liberté d'expression et la pornographie, rassemble des confidences édifiantes d'actrices, de policiers, de producteurs. "Shocking Truth" est son nom. Attention : visionnage violent. Et vraie colère.**

Dépassée Annabel Chong, qui, en 1995, passait sous 251 partenaires en dix heures… Angela Houston, 30 ans, en 1999, s'est fait 622 hommes en 7 heures, soit un homme toutes les 40 secondes. Candy Appels a pour sa part été interrompue au 742ème par la police de Los Angeles. Quant à Sabrina Johnson, 23 ans, elle s'entraîne pour battre le record du gang bang, 2000 hommes en 24 heures prévus à la Saint-Sylvestre.

Aucune étude ne dresse encore le portrait psychologique de ces candidates au viol collectif. Mais Annabel Chong revivait en direct, dans son film, le traumatisme d'un viol véritable. Et Angela, Sabrina, Candy, qui sont-elles ? Qui sont ces femmes qui se disent heureuses après s'être fait passer dessus par une armée ? Qui sont ces Candy, Cookie et autre Molly ? Qui sont ces êtres humains qui se cachent sous des noms de chiennes ou de friandises ? Aujourd'hui, les témoignages sortent. Nous avons visionné « Shocking Truth », film suédois réalisé à partir d'interviews et de montages de films pornographiques diffusés dans le nord de l'Europe, et présenté au parlement suédois en 2000 dans le cadre d'une réflexion sur la liberté d'expression dans la pornographie.

Aussi dérangeant que cela puisse être, derrière chaque vagin, chaque bouche à pipe, chaque anus, derrière chaque trou rempli de foutre, de doigts, de poings, de centaines de bites d'affilée, se cache un être humain.

Un être humain, un corps qui, souvent, saigne entre les scènes. Qui s'évanouit pendant les plans coupés. Qu'on redresse tant bien que mal pour l'éjac finale dans la gueule. Nous le savons aujourd'hui.
Beaucoup de sang coule de ces culs anonymes, aux noms de gâteaux.
Certes, ne pas penser qu'un être humain, doté du même corps fragile que votre soeur ou votre mère, soit pénétré à la chaîne, saigne, s'effondre, soit marqué à vie, permet de mieux apprécier le spectacle pornographique, d'en jouir plus tranquillement.
Mais ce n'est pas la réalité.

Ne pas y penser, c'était mon cas avant. Avant de m'intéresser à l'envers du décor. Même si l'univers formaté et prévisible des films pornos m'a toujours paru ennuyeux, je ne dédaignais pas une vidéo de temps en temps, quelques scènes un peu crades pouvaient même me mettre en train, par contagion joyeuse de l'effet salope.


Mais c'était avant. Une fois qu'on sait, il faut bien avouer que ça gâche le plaisir.

Qui sont-elles ?

J'ai commencé cette enquête sans a priori. Entre filles, c'est vrai qu'on se demande. Après tout, celles qui se font mettre par cinquante mecs dans les pornos, d'accord, elles aiment sûrement pas ça, mais n'ont-elles pas choisi ? Elles sont payées pour ça. Même si elles ont besoin d'argent, elles pourraient quand même faire autre chose, non ? Travailler en usine, vendeuse, autre chose.

Mais est-ce vrai ? Avant les grandes luttes sociales, les filles qui bossaient dans les usines chimiques pourries et maladives se mutilaient en connaissance de cause, tout en rêvant de passer à travers. Ces filles auraient-elles pu choisir autre chose ?
En vérité, qui sont vraiment ces hommes et ces femmes que le spectateur consomme à longueur de vidéo ? Tous des enculeurs fougueux et des salopes qui aiment ça ? Ou encore des fainéantes qui refusent de bosser ?

Réponse d'un producteur de porno suédois* :

Ce sont très souvent d'anciennes victimes de viols ou d'inceste dans l'enfance.

Et puis, après un temps :

Bien sûr, dans ces conditions, on peut se demander si elles choisissent ce métier librement.

Quant aux hommes ? Réponse du même producteur :

Les hommes ne doivent pas être émotifs pendant. Il ne faut pas, par exemple, qu'ils attendent une réponse de leur partenaire, qu'ils soient attentifs à leurs réactions. Alors, s'ils sont émotifs, ils ne peuvent pas vraiment faire ce travail. En fait, les hommes doivent pouvoir agir comme des machines.

Réponse d'un ancien commissaire, qui a rencontré d'innombrables prostituées et actrices du hard*

J'ai connu des milliers de filles. En fait, j'ai plus l'impression d'avoir rempli une fonction de travailleur social. Ce ne sont pas les mêmes filles dans le porno et dans la prostitution. Mais elles ont les mêmes origines. Presque toutes ont été abusées dans l'enfance.

Voilà un début de réponse sur les être humains qui travaillent dans le porno. Que ce soit en France, aux Etats-Unis ou en Suède, la constatation des associations, après avoir recueilli de nombreux témoignages est la même. Les milieux défavorisés fournissent un vivier de pauvres filles pour la prostitution et la pornographie. Très souvent victimes d'inceste et violées pendant l'enfance. Ou accrochées aux drogues. Or, constatent les associations, les victimes d'inceste ou de viols, les droguées ne sont pas prises en charge par la société pour bénéficier d'un traitement ou d'un processus d'aide. Elles sont alors directement manipulées par des souteneurs ou des producteurs, parfois dès la sortie des foyers. Elles sont récupérées de façon industrielle pour alimenter les productions bas de gamme en tout genre, jusqu'avec des dogues, des ânes, des chevaux, etc. Chacun y trouverait son compte, que ce soit les services sociaux déjà saturés et incapables de répondre à la demande, ou, bien sûr, les boîtes de production du X tout venant, qui font leur beurre sur ces anciens enfants martyrisés, habitués à la douleur comme à la docilité.
Voilà le voile que lèvent les associations sur ces filles.
Le corps des plus défavorisés utilement recyclés pour servir de liant social.

Ce n'est pas seulement un scandale mais une horreur. A grande échelle.
Aux USA, l'industrie du porno dégage 4 à 6 milliards de dollars par an. Plus que l'industrie du film et du disque réunie.
La diffusion de "Playboy" et de "Penthouse" (24 millions d'exemplaires) est deux fois plus importante que celles de "Newsweek" et de "Time" réunies… Toujours aux USA, 75 % des magasins de vidéo vendent des K7 ou DVD pornos, qui leur assurent entre 50% et 60 % du chiffre d'affaires. Et 65 % des connexions sur le net concernent des sites pornographiques. Derrière les chiffres, combien de corps ?

Backstage : deux filles interviewées * entre deux scènes, du sperme plein le visage.
La première, sourire figé, terrible, regard fixe :

Je sais que je suis une grosse pute. Mais je ne me rappelle plus quand ça a commencé

La seconde :

Peut-être… quand je me suis fait enculer par l'avocat de mon père. Enfin, je ne sais plus si c'était son avocat ou un de ses collègues. J'avais douze ans.

Tout cela dit avec l'indispensable sourire caméra et en enfonçant un doigt manucuré dans une chatte épilée et parfaitement sèche.

Voilà la situation d'être humains entrés volontairement dans le bagne moderne du sexe, si on peut considérer comme un acte de volonté l'impossibilité de refuser des violences nouvelles pour les rescapés de violences anciennes. Qu'advient-il d'eux, une fois entrés ? Maladies, suicides… Comment savoir ? On apprend des associations que la plupart des actrices touchant à la zoophilie se sont suicidées. Enfin, celles dont on connaît le nom. La junkie édentée ramassée dans la rue pour se faire mettre par un lévrier afghan, celle qui pose pour la jaquette du dvd bien en évidence dans le bac prés de l'entrée du sex-shop à côté de chez moi, celle-là, où est-elle aujourd'hui, que lui est-il arrivé depuis? Suicide ? Overdose ? Les culs anonymes passent et crèvent. Qu'importe. Le réservoir à paumés et à déchets sociaux est disponible, à la merci des fantasmes érigés en loi. Ce n'est pas la matière première qui manque.
Mais après tout, comme le dit un autre producteur* :

Il n'y a pas de loi interdisant de faire de l'argent dans un système capitaliste. Je n'ai pas inventé le capitalisme. Je suis innocent.

L'écran et la réalité

Sur l'écran, le spectateur de porno, à quelques stars près, voit finalement des filles qui se ressemblent toutes. A la couleur des cheveux et la grosseur de poitrine près. Difficile après tout de faire la différence entre un anus et un anus, une bouche à pipes et une bouche à pipes. Pas grand chose d'humain là-dedans, mais plutôt l'excitation au spectacle de morceaux de corps, de viandes avides, gémissants et presque toujours anonymes. C'est d'ailleurs justement cet anonymat, cette facilité, ce côté immédiat et à vif de l'acte sexuel qui font l'intérêt de ce genre de film. Alors, où est le problème ? Au nom de quelles idées réactionnaires condamner mon plaisir ? En quoi la vision de ces scènes peut-elle représenter un danger pour moi, pour les jeunes habitués à une telle sexualité mécanisée et mercantile, etc… ?
Telles sont les questions que se pose aujourd'hui le spectateur. Ces questions sont évidemment légitimes, et peuvent faire l'objet d'innombrables débats. D'ailleurs, on les entend partout, de "Max" à l'"Observateur", chez Delarue, sur TF1…
Mais le débat ne peut s'en tenir à la seule logique du spectateur, des fantasmes du spectateur. Parce que la réponse à la question

Qu'arrive-t-il et que deviennent les hommes et les femmes sur le tournage d'un film pornographique

n'est pas entièrement contenue dans les images que vous visionnez tranquillement sur votre vidéo (même si certaines choquent par leur inhumanité ou la souffrance visible des actrices).

Rappelez-vous "Gorges Profondes", le film X culte des années 1970, où tout le sexe se réduit à des pipes, queue à fond dans la gorge, ce qui ferait jouir à coup sûr l'héroïne. Pendant le tournage, Linda Marchiano, alors connue sous le nom de Linda Lovelace, était battue et menacée d'un pistolet par son compagnon afin de pouvoir accomplir les performances buccales qui ont fait du film une des œuvres fondatrices de la pornographie. Pendant les mois qui ont suivi, de nombreuses femmes ont été hospitalisées aux Etats-Unis, qu'elles aient été victimes de viols ou que leurs petits amis aient voulu réitérer à la maison l'exploit que Marchiano n'avait pu signer que menacée, dans un état second.

Tournage X*. Une petite blonde assez mince se fait sodomiser sans ménagement par un mec puis par un autre puis par un troisième. Ils font la queue sans état d'âme, bite à la main. Les larmes font couler le maquillage. Difficile de confondre les cris avec des cris de plaisir. Entre le deuxième et le troisième type, qui la secoue comme un sac, elle chancelle et ses yeux virent au blanc. Plan coupé. Séquence suivante, nouvelle enculade, avec en plus trois mains plongées dans son vagin, la fouillant sans ménagement. Quand son partenaire se retire, elle manque tomber. Une main la redresse par l'épaule et lui plaque le visage sur une bite. Elle doit sucer, tout avaler. Interview backstage de cette fille. Les larmes ne sont pas encore entièrement séchées :

- Q : Si un inconnu vous mettait sa bite dans la bouche en pleine rue, ça vous dérangerait ?
- R : Vous croyez que je les connais bien, les hommes avec qui je viens de tourner ? Je ne les avais jamais rencontrés avant le tournage. Alors si un inconnu jouissait dans ma bouche, non, ça ne me dérangerait pas.

Et puis un sourire caméra, d'autant plus atroce qu'on a encore en mémoire les grimaces de douleur de la scène précédente. Elle ajoute :

Mais n'oubliez jamais que j'aime ça. J'adore le sexe, je suis une vraie pute et j'aime ça.

Elle aime vraiment tomber dans les pommes enculée par tous ces mecs ? Ou est-ce la thèse officielle ? Ou pire : finit-elle par le croire ? Et que penser de celles qui diraient aimer ça avec des chiens ou des mulets ?
Après la servitude volontaire, voici la torture volontaire, ultime horreur moderne.
Backstage, encore. Une autre actrice *, le visage également baigné de sperme.

- Q : De quoi avez vous peur ?
- R : De devenir un animal. Je ne suis plus un être humain. Je me sens comme un animal.

Même question posée à une autre fille *, en train de sucer un gode fluorescent. Elle sort le gode de sa bouche, et d'un coup son regard change. Eteint. Fixe. Perdu.

- Q : De quoi avez vous peur ?
- R : De devenir rien. Et ensuite moins que rien.

Backstage toujours.
Elle a au plus 24 ans *. Elle raconte son expérience d'ex-actrice de porno et s'écroule en larmes. Elle parle de Cookie en disant « elle », comme s'il s'agissait d'un corps étranger, comme si elle ne pouvait pas raconter à la première personne. Car Cookie, c'est elle.
Cookie devait tourner une double pénétration. Elle s'est mise à pisser le sang. Il a fallu couper. Les producteurs et les autres acteurs ont donné des kleenex à Cookie pour qu'elle s'essuie, en la traitant de conne parce qu'elle gâchait le film. Après cinq minutes de pause, le tournage a repris et on lui a fait finir la scène. Elle est payée pour ça, n'est-ce pas. Elle a choisi ça.
Cookie dit encore, parlant toujours d'elle-même à la troisième personne :

Cookie avait une hémorragie qui nécessitait une hospitalisation d'urgence.


Cookie n'est sans doute pas la seule à avoir été hospitalisée après un tournage. Les histoires sortent. Une fille condamnée à la chaise roulante suite à un gang bang. Une autre passe six mois à l'hôpital. Comme le raconte Raffaëlla Anderson dans son terrible témoignage, "Hard"

Prenez une fille sans expérience […], loin de chez elle, dormant à l'hôtel ou sur le tournage : faites lui faire une double pénétration, un fist vaginal, agrémenté d'un fist anal, parfois les deux en même temps, une main dans le cul, parfois deux. Tu récoltes une fille en larmes, qui pisse le sang à cause des lésions, et qui généralement se chie dessus parce que personne ne lui explique qu'il faut faire un lavement. De toute façon, c'est pas grave, la merde fait vendre. Après la scène qu'elles n'ont pas le droit d'interrompre, et de toute manière personne ne les écoute, les filles ont deux heures pour se reposer. Elles reprennent le tournage.

Limiter le débat à la problématique du plaisir du spectateur est dangereux, parce que ce qu'il voit à l'écran n'est pas la réalité.
On parle parfois avec horreur des snuff movies, où les filles seraient torturées à mort. Mais certains films pornographiques se rapprochent des snuffs movies, les tortures sont coupées au montage. Les témoignages sortent des studios. Les images aussi.
Jamais on ne voit un gang bang, une double, triple, multiple pénétration ou un fist-fucking, filmé sans coupe, sans montage. Parce qu'alors, comment ne pas ouvrir les yeux, comment imaginer qu'on puisse infliger une telle violence à un corps sans conséquences et sans séquelles ?

Raffaëlla :

Le matin, tu te lèves, tu te fourres pour la nième fois ta poire de lavement dans le cul et tu nettoies l'intérieur. Tu réitères jusqu'à ce que ce soit propre. Rien que ça, ça fait mal. […] Après ça, j'ai besoin de me mettre sous la couette une heure pour oublier combien j'en souffre. […] Aucune position ne convient. Tu tournes dans tous les sens mais y a rien qui t'apaise. Après quoi, tu te retrouves sur un set et tu suces, tu cambres. On te traite de salope […]. Rien ne vaut une telle souffrance. »

La pornographie tout sourire n'est possible que dans un monde virtuel, où les cris de souffrance sont remplacés par des gémissements de plaisir et des appels à y aller plus fort.

Déshumanisation

Voilà pourquoi, il est devenu non seulement stupide mais criminel de faire du débat sur la pornographie un débat « d'idées », où les défenseurs de la censure s'opposent aux soi-disant libres-penseurs sur le thème « quel effet sur le spectateur ? ». Même si j'apprécie le travail de pionnières mené aujourd'hui par les intellectuelles américaines sur la question de la pornographie, je ne partage pas leur opinion d'un racisme exprimé à l'encontre des hommes ou d'une fantasmatique macho insupportable. Il est inutile, et tout aussi criminel, de réduire le débat sur la pornographie à un antagonisme féminisme / pouvoir masculin.

Il est devenu en revanche urgent de s'interroger sur le processus de déshumanisation de milliers d'hommes et de femmes engagés dans la pornographie à la chaîne. Les témoignages sur les coulisses de la pornographie m'ont bouleversée et horrifiée. Il y résonne des échos familiers qu'on aurait bien voulu ne plus jamais entendre. Relisez n'importe quel témoignage de rescapés, consultez n'importe quel document sur la torture. Cela se passe, cela s'est toujours passé de la même manière. En Europe, en Afrique, en Amérique. Le processus de torture vise à priver un être humain de sa qualité d'être humain. La torture vise à le réduire à l'état d'animal, à l'anéantir jusqu'à ce que lui-même ne se considère plus comme humain, mais comme rien, moins que rien.

À chaque fois que l'on visionne un film pornographique, il faut s'en souvenir. Qu'advient-il de ces filles dont la plus grande peur est d'être devenue « un animal » ou « rien, moins que rien » ? Nous le savons. Certaines meurent de cancers, du sida ou d'hémorragie. Beaucoup conservent des séquelles physiques et psychologiques qui les poursuivent longtemps. Rocco Sifredi lui même a reconnu un jour que certaines « actrices » du porno bas de gamme, ultra majoritaire, avaient le sexe et l'anus détruits. L'américaine Catherine Mac Kinnon, qui a recueilli des dizaines de témoignages, décrit une de ces femmes de manière saisissante :

Elle n'a pas de nom. C'est une bouche, un vagin et un anus. Qui a besoin d'elle en particulier quand il y en a tant d'autres ? Si elle meurt, à qui manquera-t-elle ? Qui portera son deuil ? Qui s'en inquiétera si elle disparaît ? Qui est-elle ? Elle n'est personne. Littéralement, personne

En Australie, beaucoup d'actrices ont recours à des opérations chirurgicales spécifiques. Il ne s'agit plus maintenant de retouches « classiques » (comme augmenter le volume des seins) mais de se faire ôter les grandes lèvres, afin que le vagin soit plus visible à l'écran… Rien qu'un trou.

Spectateur bourreau

Il faudrait traiter les rescapés de ce bagne moderne avec le même respect, les mêmes précautions que les rescapés de la torture. Après cette enquête et avoir visionné les images de « Shocking Truth », je sais que je ne pourrai plus regarder un film porno comme avant. Je ne demande pas la censure, ou l'interdiction des films pornographiques.
Je demande à sortir de la logique du spectateur. Qu'il nous suffise d'écouter notre corps. Il n'y a pas de débat d'idées sur le porno sans un débat de chair. Je ne demande pas l'abolition de la pornographie, dont on retrouvait déjà des traces sur les fresques pompéiennes.
Je demande la création d'un observatoire destiné à veiller au respect des personnes humaines employées sur les tournages. Suis-je « réactionnaire » ? Sexuellement frustrée parce que je demande pour des êtres humains les mêmes égards que pour les animaux ? Nous nous indignons du massacre des bébés phoques, du gavage des poulets, jusqu'aux animaux mal traités dans les tournages X. Citons pour rire, pour le fou- rire car sans folie, il faudrait en pleurer, cet avis d'un internaute sur la zoophilie

[même si j'adore la sexualité filles / animaux] je ne peux cependant, en tant que technicien vétérinaire, défendre l'idée d'une interaction sexuelle entre l'être humain et l'animal, parce que cela ruinerait la psyché de l'animal et le ferait ensuite agir de façon intolérable au regard des règles de politesse de la société humaine. De plus, il serait mal d'encourager un animal innocent à suivre les traces du mâle humain, en quête d'un idéal inaccessible ».

Froid dans le dos.

Virtuel mortel

Imaginons un instant qu'ait lieu une campagne d'information des spectateurs, avec diffusion sur une chaîne généraliste d'un film documentaire (du type « Shocking truth ») comportant des images porno tournées « backstage » . Pour la plus grande majorité, le passage d'une représentation virtuelle à une réalité physique atroce contribuerait à une diminution considérable, si ce n'est à une disparition totale de l'excitation provoquée par ces images.
C'est à ce stade, et à ce stade seulement, qu'il faut réintégrer le point de vue du spectateur pour comprendre les résistances que soulèvent aujourd'hui les attaques dirigées contre la pornographie.
Ce spectateur, ces millions de spectateurs, une fois privés de leur jouissance virtuelle, devraient chercher d'autres ressources pour leur plaisir onaniste. Mais combien d'entre eux en sont-ils encore capables ?
Il ne faut pas sous-estimer la terreur et l'agressivité que suscitent chez certains la fin du rêve pornographique, la fin de l'image de la femme-trou, le désarroi que serait pour eux la perte d'un univers fantasmatique virtuel qui est souvent leur principal accès à la jouissance.
Comment jouir dans le monde réel ? Comment jouir de chair et d'odeur et du poids et de la présence vivante et souffrante d'une femme ? Il est urgent de proposer aux adolescents une autre vision du sexe et de l'amour que celle des femmes-orifices et des enculeurs-performance. On peut d'ailleurs se demander quels bons petits soldats dociles, quelles brutes obéissantes et conditionnées on cherche à faire des hommes, pendant qu'on transforme les femmes en animaux / objets méprisables et maltraités. Les chefs de guerre serbes dopaient leurs troupes aux films pornos avant de faire des descentes dans les villages ? Tout est fait pour que le spectateur onaniste reste enfermé dans l'ignorance de son propre corps et donc forcément aussi dans celle du corps de l'autre - en psychopathe qui non seulement ne réagit plus à la souffrance d'autrui, mais en jouit. La question du spectateur est : quelle humanité préparons nous, et voulons nous fabriquer des générations d'individus conditionnés, dociles, économiquement performants, prêts à tolérer n'importe quelle abomination de la part du corps social qui les entretiendra dans leur jouissance maladive?

Amoureux de la chair, des odeurs, de la sueur, des infinis jeux du sexe, nous ne nous devons pas seulement d'informer nos semblables sur les violences de la pornographie industrielle. A nous de témoigner de notre joie de vivre dans le monde réel et de défendre avec délectation les formes infinies de la jouissance incarnée.
La joie, plus forte que le gang bang. I.S.

Merci de tout cœur à Malka Malkovich et à Solenne Bardé, pour leur aide précieuse, pour leur courage et pour leur joie de vivre. I.S.

* Tous les témoignages marqués d'une * sont filmés dans « Shocking Truth ».

** Une première version de cet article a été publié par le magazine "Blast" dans son numéro 4, en septembre 2002.

Isabelle Sorente, ancienne élève de l'école Polytechnique, est romancière et auteur de théâtre. Elle a publié "Le Coeur de l'ogre" (JC Lattès, 2003), "La Prière de septembre" (JC Lattès, 2002), "L" (JC Lattès, 2001) et "Hard Copy" (Actes Sud, 2001).

Le 13 August 2007 à 22h 57, par Article bidon (ou presque)

C'est toujours le problème avec les études de cas, on peut leur faire dire tout et son contraire.

L'article est fondamentalement malhonnête pour plusieurs raisons.

1. Playboy, c'est pas du porno. Je suis désolé, mais je n'ai jamais vu une pénétration dans Playboy. Et les playmate de Playboy ne sont vraiment pas exploitées, bien au contraire.

2. L'intro : "réponse d'un producteur de porno suédois" :

"Ce sont très souvent d'anciennes victimes de viols ou d'inceste dans l'enfance. " "Bien sûr, dans ces conditions, on peut se demander si elles choisissent ce métier librement."

"Très souvent" ? Qu'en sait-il ? Très souvent mais pas toujours ? Dans quelle proportion ? "On peut se demander", peut-être mais pas à partir de sa première phrase. Et quelle est la portée de ce témoignage ? Pourquoi ne pas faire une enquête directement auprès des actrices pour leur demander de manière anonyme leur enfance ?

3. Généralisation à partir de situations particulières.

Matez un porno sans coupes, il en existe. Ce sont la plupart de temps des bas de gammes. On y voit fréquemment des filles et des mecs qui manifestement ne s'évanouissent pas. On voit aussi des fists sans sang (désolé pour la répétition) et sans merde. Est-ce que je vais généraliser pour dire que tout est super dans le porno ? Non car je n'en sais rien, mais au moins, je sais que je n'en ais rien contrairement à l'auteur de l'article...

Je passe sur le reste qui est à la limite du ridicule. Bref oui, il doit y avoir des choses scandaleuses dans le porno, et oui, il y a aussi des choses qui ne le sont pas.

Matez un porno avec votre copine ou copain pour faire mentir cet hurluberlu sur la "déshumanisation" de la chair.

4. Par contre, je n'ai pas lu une seule mention au VRAI scandale du porno, à savoir des acteurs et actrices qui tournent sans capotes. Châtiment féministo-divin bien mérité que la MST qui leur pend au nez ?

Le 14 August 2007 à 08h 02, par Ulhume

En préambule je dirais simplement qu'il faut lire _aussi_ les notes. L'ensemble des témoignages sont issues d'un documentaire, et l'auteur ne fait que les commenter. Ca c'est un premier point.

Tu me sembles faire exactement ce que tu reproches à l'article. Tu rejettes l'ensemble en prenant pour point de départ ton expérience personnelle sur le sujet. Mais la différence, jusqu'à preuve du contraire, entre toi et ce producteur de porno suédois, que tu peux voir en live dans le documentaire pré-cité, c'est que c'est sont milieu, son domaine et son métier. Qu'à ce titre il remonte un expérience et un regard sans aucun doute personnel, mais sans aucun doute non plus plus étayé qu'une vision "spectatrice".

Ainsi ce "très souvent" a pour moi plus de sens, que ton "pas du tout".

D'un point de vue général, déclarer un article "bidon" avec aussi peu d'argumentation indique plus une gène qu'une analyse. Gêne étayée de manière, excuses-moi, mais un petit peu naïve par un "moi j'ai rien vu donc cela n'existe pas". Si certains se cassent les pieds à monter ce genre de reportage, c'est aussi pour montrer justement ce qui ne se voit pas. C'est d'ailleurs presque amusant que tu relève le "scandale de la capote" qui est en soit, la seule chose que l'on ne peut pas cacher Wink

NB: "cet hurluberlu" devrait être plutôt "cetTE huluberluE" Wink

Le 14 August 2007 à 12h 15, par Loki

A la lecture de l'article, j'ai été choqué, il faut bien l'avouer. Etant journaliste, je sais très bien que l'on peut pimenter les sujets en ne choississnat que les phrases chocs, tout comme les bonnes citations. Cela peut paraître racoleur, un peu comme le fait TF1 ou M6.

Cela dit, il semble difficile de dire que cet article nul. Il a déjà au moins le mérite d'exister. Il y a l'air tout de même assez documenté. Par ailleurs, un gang bang est violent par nature, donc sang et évanouissement sont à mon avis pas si rare que ça. Pas parce que tu vois rien que cela n'existe pas.

Le 15 August 2007 à 05h 14, par Article bidon (ou presque)

Ce n'est pas parce que c'est (c'était ?) son métier que sa parole est forcément crédible, et encore une fois (sans compter qu'il s'agit d'un petit producteur suédois).

Je rejette l'ensemble parce que l'ensemble généralise à partir de cas particuliers. Je ne généralise pas. Si on me dit que tous les cygnes sont blancs et si je te dis (et te prouve) : "non, j'en ai vu un noir", cela ne signifie pas que je pense que tous les cygnes sont noirs, mais que la proposition initiale est fausse. C'est le principe de réfutation.

Et encore une fois, je n'ai pas dit que cela n'existait pas, je dis que cet article est malhonnête en généralisant à partir d'études de cas (qui sont très difficiles à manier mais très facile à utiliser pour faire avaler tout et n'importe quoi à des lecteurs naïfs - cf le succès délirant dela psychanalyse).

De telles "études" sont néanmoins utiles si et si seulement si, elles permettent effectivement d'élaborer des hypothèses amenant à des études systématiques bien plus poussées. Mais la conclusion de l'article montre bien qu'il s'agit d'un texte idéologiquement orienté.

Enfin, je ne suis pas du tout gêné, c'est d'un point de vue épistémologique, si on veut, que la chose m'a intéressé Wink.

Le 15 August 2007 à 16h 27, par Ulhume

Le problème est que tout ton analyse repose sur la réfutation de la crédibilité du professionnel qui est la base de l'argumentaire. Tout le reste de ce que tu dis est au fond juste mais repose sur la réfutation de cette crédibilité.

Mais si tu étais parfaitement juste, tu conclurais que la généralisation est possible dans un intervalle de confiance fixé par la crédibilité de la source. En quoi je serai d'accord.

Mais si tu dis, "ce n'est pas vrai" en te basant sur ta perception de spectateur du sujet, tu me places exactement dans la même position que toi, à chercher à valider la crédibilité de ton témoignage. Et en étant honnête, le témoignage d'un producteur de hard, même petit, est plus crédible que le tien. Sauf si bien sur de m'explique que tu travailles dans ce milieu.

En résumé, que l'auteur généralise sur la base des témoignages qu'elle crédibilise n'est pas un procédé qui me surprends. Après on peut discuter sur cette crédibilité. Mais sans article de ce genre, il n'y aura jamais de prise de conscience que c'est un sujet (j'ai pas encore dit "problème"), et sans prise de conscience, il n'y aura jamais d'étude sérieuse au sens où tu l'entends.

Le 15 August 2007 à 20h 17, par Piou

A Monsieur l'Anonyme pseudo "Article Bidon"

En parlant d'épistémologie, justement soyons rigoureux sur la méthode : vous qualifiez cet article de fondamentalement "malhonnête"... pour quels motifs finalement ?

1. "Playboy, ce n'est pas du porno" : avez-vous une définition officielle de ce qu'est le Porno pour étayer ce propos ? Montrer des femmes la vulve à l'air dans une imagerie évoquant la soumission, cela se rapproche plus du porno, ou de l'art abstrait selon vous ?

2. "La parole du producteur suédois n'est pas crédible" : vous contestez la validité du témoignage d'une personne qui a pris part à des tournages de films porno, en arguant que sa vision personnelle sur le sujet vaut autant - sinon moins - que celui d'un spectateur, qui lui a acquis sa connaissance via la médiation d'une caméra et d'un DVD.
Autant contester le témoignage d'un soldat revenant d'Irak sur les horreurs de la guerre, sous le prétexte que "Ah ben non, à la télé on n'a pas vu ça", et que la parole d'un téléspectateur vaut largement l'expérience et le vécu d'un acteur qui était sur place, au moment des faits !
Je veux bien qu'on parle d'épistémologie, dans ce cas dites-moi laquelle de ces deux sources de connaissance est la plus valable : celle acquise directement par l'expérience et le vécu, ou celle acquise "mentalement", indirectement, à travers la médiation d'un film ?

3. Vous dites : "On y voit fréquemment des filles et des mecs qui manifestement ne s'évanouissent pas. On voit aussi des fists sans sang (désolé pour la répétition) et sans merde."
Je veux bien vous croire. J'aimerais vous poser une simple question : expliquez-moi sur un plan physiologique et bio-mécanique, comment est-ce possible de faire subir tous ces traitements à un corps humain sans déclencher des lésions graves ? Aux dernières nouvelles, l'anatomie du corps humain n'a pas été exactement prévue pour cela, vous savez.
Vous aussi êtes humain et avez un corps : avez-vous déjà testé ce type de traitement ? Etes-vous prêt à subir cela ? Pensez-vous que cela sera douloureux ou pas ? Il est possible que quelques femmes soient capables d'endurer ce genre de traitement, comme il existe des gens capables d'exploits physiques exceptionnels. Mais franchement, cela vous semble-t-il réaliste de croire qu'il puisse y en avoir autant capables de supporter cela sans dommages ? Suffisamment en tout cas pour remplir les castings de tous ces films pornos ?
La rigueur d'un raisonnement est incomplète si elle n'est pas accompagnée d'une évaluation de la vraisemblance du résultat. C'est ce que l'on fait en maths, quand on estime un ordre de grandeur juste pour vérifier que le résultat d'un calcul complexe n'est pas à côté de la plaque. Dès lors, pensez-vous que le résultat de votre raisonnement ici est vraisemblable, réaliste ? En d'autres termes, pensez-vous qu'il est facile de trouver des femmes prêtes à subir autant de tortures physiques de leur plein gré, sans qu'il y ait de dommages corporels ou psychologiques pour elles ?

Votre raisonnement vous semble rigoureux parce que vous vous amusez à placer le doute comme résultat final ; il est surtout facile et fallacieux, parce qu'une conclusion en forme de doute n'a jamais été un résultat. Plutôt une forme d'esquive et de jeu intellectuel. Or, il n'y a ici rien qui prête au jeu intellectuel, aux vues de l'esprit, ou à la tétrapilectomie. Le sujet est au contraire très concret.

Cet article n'affirme rien et ne professe rien. Et contrairement à ce que vous en avez retenu, il n'impose aucune "généralité" et ne prétend pas faire admettre une quelconque vérité. Il se contente d'aligner une série de témoignages et de donner les vues de son auteur. C'est juste un regard, une sensibilité, assortis de questions que tout être humain devrait légitimement se poser devant un film porno.
Vous voyez, en réalité vous vous irritez surtout contre une opinion qui a l'heurt et le malheur de différer de la vôtre, et vous aimeriez (nous ? vous ?) convaincre qu'elle est "malhonnête" parce qu'elle repose sur une subjectivité.

...Mais exactement et tout comme la vôtre, en fait.

Le 17 August 2007 à 12h 39, par Advaya

Ce genre de témoignage concernant l'industrie du porno n'est pas le premier, mais il s'agit là en effet d'une version peu édulcorée des extrèmes que l'être humain (l'homme ? Wink ) est capable d'atteindre.

Le porno par son coté extrème et dévoilant les aspects les plus intimes de nos corps, de nos envies, révèle en fait beaucoup sur ce que nous sommes, selon la façon dont nous abordons cette question.

Je ne crois pas que les plus génés par ce texte soient ceux qui font leur beurre avec le porno, que ce soit en produisant, revendant, mettant des pubs ... car ils se disent bien qu'à la lecture de ce témoignage, il y aura bien quelques esprits (dont le miracle de la nature a fait que la seule inervation neuronale se situe entre la pointe du coccyx et la 5è lombaire) pour ressentir une excitation s'emparer d'eux à l'évocation des scènes ici décrites. Ceux-la qui sont déjà en train de tenter de récupérer le documentaire dans un seul but : pouvoir mater les quelques secondes trash qui les intéresse et zapper rapido sur les témoignages (si les actrices/acteurs porno se mettent à penser, où allons-nous ?).

Ne sera horrifié qu'en apparence celui qui, moine ou bon père de famille dormant avec une bible dans le tiroir de la table de chevet, s'est refusé à regarder un jour sa véritable condition d'être humain avec ses besoins "naturels" (dans le sens d'inné) au niveaux affectif, sensuel et sexuel. Celui-la qui va crier à la barbarie mais qui sera tout de même attiré en son fort intérieur puisqu'il jugera les autres à partir de choses non résolues en lui-même. On sait malheureusement les dérives dues au renoncement lorsqu'il se fait trop difficile à assumer, et on invoque alors le diable qui permet de dédouaner un peu trop facilement l'être humain de son libre arbitre.

Ne seront pas génés non plus ceux qui auront l'unique neuronne dont la nature les a pourvu (autre miracle !) fermement installé au fin fond de leur slip et qui passeront leur vie, ou une partie de celle-ci, à agiter ce qui leur fait office d'organe de la pensée au gré des rencontres multiples qui se résumeront en substance à une simple répétition du même coït. Notez que d'un sens cette situation assumée est bien plus saine.

Non, ceux que ce genre de témoignage gène vraiment, ce sont des types lambda, qui se pensent qu'ils sont "de braves mecs" ou "de bons maris", ... qui se disent qu'il est normal de s'émoustiller parfois avec un petit DVD pour améliorer le quotidien parce que "bobonne" à la cuisine devient moins sexy. Et parce qu'un manque d'imagination tactile ne permet plus de prendre plaisir à des actes simples, il faut alors de l'extrème.

Du reste, c'est une constante chez l'être humain : il ne sait pas tout simplement être ordinaire, vivre l'ordinaire comme il se doit. Alors il cherche son salut dans l'extra-ordinaire : la technologie à outrance, les croyances diverses (Dieu, magie, ésotérisme, pouvoirs supra-normaux, diverses activités mystico-gélatineuses) et les performances incroyables, quitte à ce qu'elle soit le fruit d'abbérations (le type qui aime le porno extrème n'est-il pas aussi parfois celui qui s'extasie devant les exploits des sportifs bombardés aux produits dopants, bière à la main ?).

Alors oui c'est génant ... je ne veux pas qu'on me gâche mon petit plaisir de "mec bien" qui s'autorise de temps en temps une petite photo, une petite vidéo. Mais le problème ne se situe même pas en terme de "bien" ou de "mal" ; comment pourrait-on juger des apétits, des fantasmes sexuels ? cela n'a pas de sens à moins de tomber dans un extrème, celui qui stipule qu'il n'est question que de procréation, de survie de l'espèce et qu'aucun plaisir ne doit être pris lors de l'acte sexuel ; ce même idéal qui implique la mutilation (excision) des femmes.

[Petite Parenthèse pour "Article Bidon"]
Donc oui, tu as raison, c'est comme ces images d'enfants crevant de faim qu'on nous passe au JT de 20h pendant qu'on déguste un bon repas ... ça nous gâche le plaisir qu'on a à bouffer, juste pour une poignée de types qui souffrent. Et puis du reste, je n'ai jamais croisé un enfant décharné dans ma vraie vie donc je doute même que ça existe, ou alors ce doit être un phénomène très marginal et peu répandu sur Terre. Mais bon, moi je dis ça, je dis rien, je ne m'intéresse qu'à l'aspect épistémologique de la chose ... d'ailleurs je recommande à tout le monde d'allumer le JT pendant un bon repas avec "bobonne" qui, avant de préparer le salon pour mater un bon DVD de gang-bang, aura bien rempli sa tâche de bonne ménagère en vous préparant un merveilleux cassoulet. Vous verrez qu'alors une fois bien repus et un peu émeché, la famine dans le monde vous semblera loin, et le porno très agréable et raffraichissant.
[Fin de la Parenthèse]

Revenons-en donc à nos moutons (Sticking out tongue) : le principe ici n'était pas (je crois, les tenanciers du blog me contrediront peut-être) de dire que le porno se réduit à ce témoignage, ni de mettre tout le monde dans le même sac, mais juste de mettre en évidence un aspect des choses que notre conscience préfère certainement occulter.

Après, chacun se fait son idée et se positionne par rapport à la pornographie comme il l'entend ... mais autant le faire en connaissance de cause, avec tous les éléments pour.

Le 17 August 2007 à 21h 35, par Ulhume

@Advaya Si j'étais sur scoopéo, je te plusserais Wink. Bon résumé en tout cas Smiling

Sinon, une dernière reflexion sur le sujet qui m'est venue hier. Un sorte de réponse générique à l'argument qui m'agace depuis le début : "c'est une généralisation de cas particulier".

Et si s'était vrai ? Et si effectivement il ne s'agissait là que de cas particuliers. Quelle pourcentage de chance aurait alors un amateur de porno que la vidéo qu'il a choisi pour pimenter sa soirée soit LA vidéo. Celle-là même engendrée par ces insignifiants cas particuliers ? Car c'est bien le problème à la lecture de cet article, maintenant il y a un doute. Un doute que la bombasse qui se fait prendre sous ses yeux soit celle là même au sexe détruit, à l'anus en sang.

Même si l'on se dit que le cul qui s'agite en souffrance n'est qu'un infime petit cas particulier, il y aurait là de quoi faire débander n'importe quel être humain digne de ce nom.

Le 18 August 2007 à 13h 41, par Anaïs

En tant qu'ex-spectatrice de porno, j'avoue ne pas du tout m'être posée ces questions avant... Je suis choquée d'apprendre tout ce qui se cache sur le plateau(peut importe à quel pourcentage, comme l'a très bien dit Ulhume).
Je pense qu'à un certain stade, le porno est une drogue, on a juste besoin de sa dose, peut-importe ce que le produit à subit du moment qu'il est comestible en apparence...
C'est triste à dire, mais je pense que tant que certains pourront encore répondre à la manière de "M.Article bidon", ce n'est plus la pornographie qu'il faudrait combattre, mais l'inconscience humaine...

Le 20 August 2007 à 04h 45, par Ulhume

Il en va de cela comme d'un paquet de choses Anaïs. Peu importe d'où provient et ce que génère l'énergie que nous utilisons pourvu qu'elle permette de faire avancer nos gros 4x4, peu importe la réalité et la composition de la nourriture que l'on ingère pourvu que le "happy menu" reste cool, peu importe comment sont fabriqués et où finissent nos jouets électroniques pourvu que l'ePod soit encore plus mince et mode... Le dicton anglais "Ignorance is a bless" est un leïtmotiv rassurant pour beaucoup d'entre nous...

Et je suis d'accord avec toi, je pense que c'est même une conclusion intelligente : dans notre monde d'hyper-consommation, ceux qu'il faut combattre (ou plutôt convaincre Wink sont les consommateurs eux-mêmes, la logique de marché fera suivre les "producteurs" (au sens large) plus ou moins moraux. Et cette logique aurait au moins l'immence avantage de se préserver du débat sans fin sur la liberté de chacun d'exercer dans le domaine qui lui chante...

Le 3 October 2007 à 20h 09, par hatori

Je suis un peu choqué ou alors je n'ai pas tout compris à votre conclusion (surtout la fin en fait). Le terme "la logique de marché" passe visiblement comme une lettre à la poste : Le Très Saint Marché (je force le trait) appelé à la rescousse pour, visiblement, corriger les défaillances humaines. C'est assez courant mais pas vraiment intelligent, je trouve.

Déjà, il faudrait bien plus d'un article pour arriver à prouver que le marché (lequel au fait?) puisse être logique. Ensuite, si tenté qu'il puisse l'être, il ne serait pas "moral" car, justement, logique. Et je ne pense pas que la logique s'encombre de morale. En clair, il faut choisir. Bon, il possède peut-être alors sa propre logique mais vraiment est-ce une logique ?

Vous utiliseriez "logique" à la place de "mécanismes" ? Quand bien même, il me semble assez dangereux de lui faire confiance au marché (je repose la question "lequel au fait?"). Et puis cette substition n'est pas non plus innocente, avec le terme logique vient toute une série de termes assez rassurants car assez "scientifiques" (je pense à rationnel et dans un autre registre sensé, normal etc...).

En ce qui me concerne, je pense que le théorie dite monétarisme sur laquelle se base la notion (assez vague) de marchés est évidemment et je dirais même exclusivement moral mais qu'elle se travestie en science (donc logique), en clair qu'elle se sort du champ politique, pour paraître légitime et essentielle (j'ai pas inventé la poudre, je sais).

Sur ce, j'espère m'être trompé Ulhume.

Au plaisir de vous lire. Le nouvel habillage est très réussit soit dit en passant Wink

hatori.

Le 3 October 2007 à 20h 47, par Ulhume

Ce n'est effectivement pas tout à fait ce que j'avais en tête, en tout cas pas de notion de sacro-saint marché comme une entité magique et vivante pouvant venir à la rescousse de notre bêtise, mais plutôt comme un système de flux dont il serait possible et positif contraindre certains pour en tarir d'autres par un jeu de conséquences.

Ma définition "logique de marché" se résume ici juste au jeu d'échange producteur-consommateur. C'est un peu simplifié j'en conviens (si vous avez une meilleur formulation, c'est bien loin de mes domaines Wink Mon "idée" est que plutôt que de chercher à légiférer en tout sens au risque d'empiéter sur certaines libertés, il serait plus sage d'éduquer les "consommateurs" (je hais ce terme) pour qu'en réduisant leurs appétits, il y ait un rétrécissement systémique du marché pornographique (moins de production).

En terme plus cru, cela peut se résumer en l'inversion de l'axiome tant qu'il aura des crétin(e)s pour acheter/consommer ces saletés, il y aura d'autre(s) crétin(es)s pour le leur fournir

Merci pour le compliment sur l'habillage, vous êtes le premier à le remarquer Wink

Le 12 December 2007 à 23h 33, par MC & Atreides

Isabelle Sorente est une sale c***e ; vous aussi.

Difficile d’extraire de ce délirant paquet de fantasmes autre chose que des élucubrations vomitives, paranoïaques, puritaines, relevant d’une rhétorique totalitaire et d’un niveau intellectuel à peu près aussi élevé que Gouines Acharnées Volume XII (un must).

Cet article repose sur quelques témoignages de suédois (« des dizaines » ! Wahou ! Bravo ! Quel travail d’enquête !), dont la portée éminemment individuelle est généralisée et universalisée de façon tout à fait malhonnête et perverse.

Les actrices pornos sont donc d’anciennes violées, victimes d’incestes, kidnappées à la sortie de leur Hôpital Psychiatrique par des criminels de guerre Serbes qui les droguent et les charcutent sans capote (non sans goûter leur sang et leur merde). Bravo ! Ca sent le travail sociologique de qualité. Chaque spectateur étant un « psychopathe » (sic.), un complice de ce « moderne » holocauste.

L’actrice porno est une espèce de gourde intersidérale, incapable de renoncer à son propre viol, qui feint d’aimer « ça », tout en le détestant intérieurement ; d’après les extralucides qui ont recueilli les confessions de quelques égarées. Dans cet article, l’actrice porno paraît totalement irresponsable : c’est son auteure qui les « animalise » et personne d’autre. On a envie de rétorquer que, les quelques suédoises qui n’aiment pas se faire fister n’ont tout simplement qu’à devenir couturières. Y a énormément de gens qui sont au chômage et qui font autre chose que de la pornographie. Les pornostars ne viennent pas forcément du lumpen-prolétariat, de l’immigration ou des bas-fonds de Sodome et Gomorrhe. L’ancien commissaire le dit lui-même : « Ce ne sont pas les mêmes filles dans le porno et dans la prostitution. » Ajoutons que si elles ont été filmées par la super réalisatrice de « Shocking Truth », c’est qu’elles n’étaient pas réduites en esclavage au fin fond d’une cave, non. Alexa Wolf n’avait aucun intérêt, vis-à-vis de son discours de connasse puritaine, à interviewer les actrices heureuses de leur boulot, ou du moins, suffisamment intelligentes pour quitter une industrie qui les torturerait. On pourrait, pour toutes professions, tous milieux, trouver des « dizaines » de victimes témoignant d’une exploitation violente.

Les témoignages sont décontextualisés et les témoins « victimisés » par le seul regard de la réalisatrice. Exemple : « J’ai peur de devenir rien », dit une actrice porno. Moi aussi, j’ai peur de devenir rien. Personne n’a envie de devenir rien. Quelle pertinence ! Comme si cet état d’âme avait quoi que ce soit à voir avec sa condition d’actrice porno. Sorente a très manifestement biaisé pour valider son hypothèse de départ au mépris de l’objectivité, hypothèse selon laquelle le porno est un holocauste. Personne de logique et de rationnel ne peut prendre ça au sérieux.

Recueillir trois témoignages négatifs sur la pornographie est une sinistre blague. On connaît d’innombrables témoignages positifs, de Coralie Trinh Ti à Ovidie, en passant par des connaissances personnelles ou n’importe quelle starlette du milieu. Ce n’est pas pour autant que l’on conclura que le porno est quelque chose de magnifique, un idéal grandiose et serein où éclatent les jouissances et s’empoignent les libidos. La grosse connerie, en somme, c’est de généraliser à partir de cas très particuliers. Je suis actrice porno, j’ai mal à la chatte, donc le porno fait mal à la chatte. Brillant !

Le fait que ce soit dans le cadre d’une réflexion sur la liberté d’expression dans la pornographie montre que la réalisatrice avait un point de vue bien déterminé qui a conduit toute la progression de sa pseudo-enquête.

L’auteure de l’article revient trois fois sur l’idée que toute « l’horreur du porno » serait masquée par le montage, et que les scènes de saignement et de « viol » seraient coupées et occultées. Ah ah ! Rêve-t-elle d’un porno en plan séquence où la caméra tourne non-stop du début à la fin de la pénétration ? Elle, pourtant, ne s’est pas privé de monter et d’assembler des scènes fort disparates pour donner de la force à sa démonstration. En masquant, d’ailleurs, les cas où le porno est simplement joyeux et serein… Elle démonte elle-même sa propre manipulation, c’est fort !

Une effusion de sang ne démontre pas qu’il y a « torture », notons-le tout de même ! De même qu’avoir de la merde sur la capote…

« Femme-trou », dit-elle… Que de considération pour les actrices ! Nous aussi, on pourrait hurler à la « déshumanisation »… La géniale Isabelle Sorente nous dit : « Même si c’est dérangeant, il faut vous rappeler que ce sont des personnes humaines qui se cachent derrière les actrices porno ». On le savait, ma cocotte. C’est d’ailleurs le fait que les actrices soient humaines qui rend le porno attrayant : si c’étaient des poupées gonflables, elle peut être sûre que personne ne regarderait ces films. Ce sont d’ailleurs des actrices : A-C-T-R-I-C-E-S, c’est-à-dire qu’elles jouent un rôle, que leurs cris sont simulés, que parler de « viol » est donc de la manipulation pure et simple, et même de la diffamation.

Femme-trou, donc : qu’il est mesquin de réduire l’ouvrier à son outil de travail… Comme si l’artisan était un homme-main, l’intellectuel un homme-cerveau, etc. Cela dit, Sorente est une femme-c***e, et sa c***erie est manifestement son outil de travail. Bien sûr, certains films pornos utilisent effectivement la violence. Les pornos hardcore ou SM, par exemple. Or, rappellons à l’auteure qu’une actrice qui ne veut pas tourner dans un film SM dispose de la liberté de dire « non ». Ca brise sans doute ses préjugés sur les femmes, mais il y en a qui aiment recevoir des bleus et en jouir. Le sado-masochisme est un désir très fréquent et tout à fait légitime au même titre qu’un autre. Il en va de même pour la zoophilie, thématique franchement mineure revenant souvent tel un repoussoir, qui n’est pas intrinsèquement une pratique traumatisante.

« Candidates au viol collectif »… Toute femme ayant été violée hurlerait de rire en lisant les associations trompeuses véhiculées par l’article, qui assimile les jeux pornos à d’authentiques tortures. Révisionnisme, quand tu nous tiens… D’ailleurs comme il a été fait remarqué, un certain nombre d’actrices pornos ont déjà été violées (y voir un lien de cause à effet est néanmoins très contestable ; le viol est présent dans tous milieux, toutes professions), l’hypothèse selon laquelle elles voudraient revivre leur viol ne tient pas. Il paraît plus simple et moins insultant pour elles de s’interroger du côté du catharsis liée à la simulation, l’image/sexualité. Notons juste que Sorente n’a pas tenu à poursuivre sa réflexion (?) sur le sujet.

Les gros traits, les phrases chocs et émotives semblent préférables. Parmi elles, une perle : « ne pas penser qu'un être humain, doté du même corps fragile que votre soeur ou votre mère, soit pénétré à la chaîne, saigne, s'effondre, soit marqué à vie, permet de mieux apprécier le spectacle ». Notre sœur ! notre mère ! La façon de nous prendre à parti est d’une finesse digne de Blanche fesse et les sept mains (autre must). Faire intervenir la petite famille et convoquer l’enfance permet de sentimentaliser et d’irrationnaliser un propos, on appelle cela l’hystérie. C’est d’ailleurs la rhétorique de tous les conservatismes : « Et si c’était votre petite sœur qui s’était faite écraser par un chauffard, vous seriez pas pour la peine de mort ? ». Si nos sœur et mères devenaient actrices pornos, suçaient des pines à la chaîne, berçaient en leur vagin des cars entiers de touristes serbes, nous serions les derniers à les en empêcher. Sous quel droit nous en autoriserions nous ? Les saignements et les évanouissements, dans le cas de Cookie ou le témoignage de Raffaëlla Anderson, nous appelons ça des accidents, dont le milieu pornographique n’a pas le monopole ; admettons qu’un artisan se coupe, personne ne s’indignera contre sa profession pour autant.

Autre pépite hilarante : « Qui a besoin d'elle en particulier quand il y en a tant d'autres ? Si elle meurt, à qui manquera-t-elle ? Qui portera son deuil ? Qui s'en inquiétera si elle disparaît ? Qui est-elle ? Elle n'est personne. » Une actrice porno n’a donc aucune vie en dehors de leur boulot ? Ni famille ni ami ? Actrice porno : serait-ce une espèce autarcique se développant à côté de l’humanité ? Selon Sorente et Mac Kinnon, oui : l’espèce des sous-femmes.

Et les hommes alors ? On en entend très peu parler, ils n’intéressent pas l’auteure, ils ne semblent rien ressentir de la « violence » des rapports sexuels. Nouveau parti pris douteux. Les mecs tous des salauds insensibles et les filles toutes des victimes (ce discours est-il sensé être une méconnaissance totale de la masculinité, ou au contraire des femmes?)! Un producteur nous éclaire : « En fait, les hommes doivent pouvoir agir comme des machines ». Forcément : ce sont des acteurs, tout est une question de technique, de mécanique. Il est du reste important de souligner que les acteurs pornos sont souvent moins bien traités que les actrices – notamment dans leur salaire.

Personne ne niera qu’il y a des abus dans le milieu pornographique. Appeler au renforcement des syndicats, à la surveillance des conditions de travail, paraît bien plus pertinent que les compulsions hystériques de Sorente. On pourrait gloser longtemps sur l’irrationalité rhétorique, sur l’insupportable moralisme, sur l’abject conservatisme, sur la mystique de l’horrible vérité dévoilée aux naïfs « bourreaux » que nous sommes (« Shoking truth », disent-elles…). Cet article est nul et non avenu. D’ailleurs, l’auteure s’en est rendu compte : elle a complètement (et très piteusement) mutilé son article après la salve de roquettes de Bazooka qu’elle s’est prise pour le faire devenir une pâle et circonspecte critique des dérives du « gonzo » (le porno hardcore ultraviolent)… C’en était fini des formules choc et des trémolos à la « J’accuse » sur les « candidates au viol collectif ». Dans un gigantesque mouvement d’autocensure de sa bêtise, Isabelle Sorrente a opéré des coupes sombres à toutes les lignes, tel un pornographe qui cache les scènes de saignement et d’évanouissement de ses actrices par un odieux montage… Qu’elle reste dans son bagne à elle : le puritanisme.

Atreides (http://compulsions.blogspot.com)
MC (http://mccabinet.wordpress.com)

Le 12 December 2007 à 23h 55, par Ulhume

@ Mc ou Atreides avant de passer dans le mode "j'insulte mon monde, air de ne pas bien l'assumer" et de rependre un commentaire de texte d'une si naïve approximation, j'aurais bien aimer que vous commenciez par indiquer vos états de service dans ce monde de la pornographie que vous semblez si bien connaître.

Ce qui m'éclate moi, ce que moi je trouve "hilarant", c'est que la montée d'indignation plus ou moins abouties, émerge toujours des mêmes cassetophiles.

Tenez pour alimenter ire tout en la déviant de cette pauvre Isabelle, je vous conseille ces quelques lectures :
http://sisyphe.org/article.php3?id_article=2735
http://www.parutions.com/pages/1-6-63-3968.html
http://www.cndp.fr/magphilo/philo11/pornographie.htm
http://www.creum.umontreal.ca/spip.php?article242

Le 25 February 2008 à 16h 57, par Cedric

Bonjour,

J'aimerai savoir où pourrais je me procurer, ou télécharger... ce documentaire, non pas pour la plaisir ,bien au contraire car j'ai quelques amis qui restent scotché voir accroc à des films X trés hard, j'ai beau leur dire, que dans tous ce cirque, à l'arrivée c'est la femme qui est manipulée & détruite, mais ils restent pérsuadé qu'elle prend du plaisir la s......

Bref j'aimerai leur montrer ce documentaire pour qu'il comprenne.

Merci
Cedric

Le 15 March 2008 à 10h 23, par Ulhume

Désolé, j'ai fait quelques recherches mais je n'ai pas trouvé la source. Le mieux serait sûrement que tu contacte l'auteur par son éditeur.

Le 19 June 2008 à 20h 12, par Miss K

ben mon c** - comme tu dis!- t'as une vraie tête de vainqueur toi hein ?

Le 19 June 2008 à 20h 15, par Miss K

oups ! je m'adresse à "Mc Atreides the king" bien sûr

Le 20 June 2008 à 21h 55, par Ulhume

@Miss K ça valait le coup de préciser Smiling

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