Le Rapport du Club de Rome : pourquoi il faut le (re)lire d’urgence.

Tout a commencé en 1972, lorsque le Club de Rome – un groupe de réflexion composé de scientifiques, d’économistes, d’industriels et de fonctionnaires -  décida d’étudier l’impact des activités humaines sur l’environnement. Pour alimenter leurs débats, ils eurent l’idée de commander à une équipe de chercheurs du MIT un rapport, en posant la question suivante : y a-t-il une limite à la croissance ?

Ce rapport fut un énorme pavé dans la belle vitrine des Trente Glorieuses, où la société de consommation inondait les ménages de ses bienfaits, en leur promettant des lendemains encore meilleurs grâce aux progrès incessants de l’industrie. La réponse que donna ces chercheurs ne plut pas – mais alors pas du tout, car elle s’intitulait : « The Limits To Growth » et devint plus connu ensuite sous le nom de « Rapport du Club de Rome ».  

Les résultats obtenus montraient déjà les dangers qu’une croissance matérielle et démographique faisait peser à notre écosystème, avec les risques d’une rupture très brutale qui surviendrait dès lors qu’on aurait dépassé la capacité de portage de la planète. Pendant les décennies qui suivirent, ces conclusions influencèrent les réflexions écologiques tout en suscitant l’irritation des chantres de l’économie de marché et du « progrès » industriel. Elles furent taxées de prophéties catastrophistes, et il se trouva régulièrement quelque penseur ou économiste pour expliquer que ce rapport était faux et pour preuve, on est toujours là avec toujours plus de biens matériels, et un niveau de consommation encore plus élevé, hein.  

Je me demande combien d’entre eux ont réellement lu cette étude et s’ils l’ont fait, comment cette évidence ne leur a pas sauté à la tronche : dans une planète finie, comment pourrait-on avoir éternellement une croissance matérielle infinie pour toujours plus d’humains ?

Qu’y a-t-il dans ce fameux « Rapport du Club de Rome » ?

Pour faire simple et court, une série de scénarios simulés à partir d’un modèle de calcul appelé World3. Les chercheurs ont isolé plusieurs variables qui conditionnent et caractérisent l’activité humaine sur la planète, tels que :

  • le niveau de population mondiale,
  • le niveau de production industrielle ramené à l’individu,
  • la part de production alimentaire ramenée à l’individu, etc.

Ils y ajoutent des variables qui définissent les limites physiques, entre autres :

  • la capacité de la planète à absorber la pollution engendrée par les activités industrielles (pollution nucléaire, chimique et gaz de serre) et à se régénérer ;
  • la surface des terres cultivables ;
  • la quantité de ressources non renouvelables (énergies fossiles et matières premières), etc.

Ils ont ensuite relié ces variables dans des boucles d’interactions, avec effets positifs ou négatifs. Exemples de boucles :

  • L’augmentation de la production industrielle et agricole entraîne une hausse de la quantité de pollution émise, avec une consommation plus élevée de ressources non renouvelables.
  • La hausse du rendement agricole entraîne une augmentation de la production alimentaire, et donc une augmentation de la population. Mais elle accélère aussi l’érosion des sols et diminue à terme la surface des terres cultivables.
  • La croissance de la pollution diminue l’espérance de vie, et impacte la taille de la population mondiale.

Une fois le modèle défini, plusieurs scénarios sont simulés en partant de 1900 et en projetant ensuite les données jusqu’en 2100. Il est difficile de les exposer tous ici, aussi je me limiterai à ceux qui m’ont paru les plus significatifs.

1. Business as usual : le premier scénario se place dans la continuité des tendances observées durant le XXe siècle, et les prolonge pour voir jusqu’où cette logique nous mène.  La simulation montre alors un pic de population à 7 milliards d’individus vers 2030. Puis la baisse des ressources non renouvelables déclenche une crise : leurs raretés induisent des coûts de plus en plus élevés, qui entraînent dès lors un déclin industriel, puis un déclin agricole (eh oui, notre agriculture sous perfusion est shootée au pétrole…), donc une production alimentaire en chute, et provoque au final un effondrement démographique : on appelle cela plus prosaïquement une « famine ». Le 21e siècle se terminera avec un niveau de vie inférieur à celui de 1900.

2. Pas de limites aux ressources non renouvelables : et si le progrès technologique nous assure un accès aux ressources naturelles nécessaires, sans problème de limites ? En introduisant ce paramètre, on obtient un scénario avec un sursis de 20 années supplémentaires. Le pic de population situé à 8 milliards surviendra en 2040, avec un niveau de vie supérieur. Mais cette fois, l’événement déclencheur sera la hausse de la pollution liée à la hausse de l’activité industrielle : elle entraînera la baisse inexorable des terres cultivables, et une baisse de la part de nourriture par humain, malgré les niveaux de rendement atteints. Là encore, effondrement démographique par une réduction de l’espérance de vie (pollution) et par manque de nourriture.

3. Efficience énergétique + contrôle pollution + protection des sols : reprenons le scénario précédent et imaginons qu’on parvienne augmenter l’efficience énergétique, à juguler la pollution ainsi qu’à protéger les sols. La population mondiale se stabilisera alors autour de 8 milliards vers 2100, avec le maintien d’un niveau de vie proche de celui de l’an 2000. Mais la production industrielle déclinera tout de même à partir de 2040, car toutes les ressources techniques et financières seront mobilisées pour maintenir le niveau de vie tout en protégeant la population de la famine, de la pollution, de la baisse des ressources naturelles, etc. Cela rendra impossible tout investissement dans de nouveaux domaines de développement. Bref, la descente sera plus longue et un peu moins violente que dans les scénarios précédents, mais elle aura tout de même lieu vers la fin du 21e siècle.

Jusque là, aucun scénario ne permettrait d’aboutir sur un monde durable et viable, aussi des pistes complémentaires sont prospectés dans les scénarios suivants.

4. Contrôle des naissances : imaginons un instant qu’aux alentours des années 2000 – 2002, le nombre de naissance se régule et tombe en moyenne à 2 enfants par famille. La population mondiale culminerait alors à 7,5 milliards en 2040 et il en résulterait un meilleur niveau de vie que dans tous les scénarios précédents : moins de population, et une production industrielle qui continue de croître. Mais cette croissance entraînera tout de même à partir de 2050 une augmentation de la pollution, qui impactera alors négativement la production alimentaire et l’espérance de vie. Bref, à la famine s’ajouteront la peste (chimique) et le choléra (nucléaire) pour nous ramener sur la même fin que précédemment : chute démographique brutale.

5. Contrôle des naissances + sobriété en biens matériels : on maintient cette limitation de la natalité, et on imagine que les humains, pris d’une soudaine révélation, décident d’adopter un mode de vie plus sobre en limitant la consommation de biens et d’énergie par individu. La production industrielle et la consommation de ressources augmenteraient plus lentement, et « l’Age d’Or » du bien-être matériel humain serait prolongé d’une vingtaine d’années supplémentaires. Mais au final (vers la fin du 21e siècle), la pollution nous rattrapera et on retrouve la famine, la peste et le choléra comme précédemment.

6. Le dernier scénario va combiner toutes les hypothèses énoncées auparavant : Contrôle des naissances + sobriété en biens matériels + contrôle de la pollution + protection des sols + efficience énergétique + progrès techniques permettant d’obtenir des ressources naturelles. Cette fois, on obtient une société durable qui parvient à réduire son empreinte écologique à partir des années 2020 – 2030, et qui négociera un atterrissage en douceur avec une transition progressive vers un mode de vie écologiquement soutenable.

Ce même scénario positionné 30 ans plus tôt - c'est-à-dire si l’on avait commencé à prendre ces mesures en 1982 - conduit aux mêmes résultats mais avec un niveau de confort plus élevé par individu et une espérance de vie nettement supérieure.

Ceci amène à faire les auteurs du rapport à faire deux constats :

  1. Le plus on attend pour introduire les changements requis, le moins d’options on aura – mais ça, vous l’aviez déjà deviné tout seuls.
  2. Le modèle société matérielle et biens de consommation – tel que nous le vivons aujourd’hui - ne tiendra pas au-delà de 7 milliards d’humains.

Pourquoi vous parler de ce rapport maintenant ?

Parce que plusieurs événements récents amènent à penser que les perspectives projetées par ce rapport vont se réaliser dans un avenir proche, voire plus proche que prévu.

  • Une croissance démographique supérieure aux prévisions : en 2011, nous sommes d’ores et déjà 7 milliards d’humains sur terre, et on prévoit une population mondiale de 9 milliards aux alentours de 2045. (une belle animation du National Geographic sur ce sujet)
  • Le pic pétrolier est officiellement passé : la production pétrolière ne pourra désormais que baisser. Quel que soit le degré de la pente et la vitesse de la descente, la courbe ira dans tous les cas vers le bas.
  • La hausse des prix des produits alimentaires et matières premières : dans une économie mondiale fondée sur le carbone, la déplétion pétrolière augmente les coûts de production, en commençant par les produits alimentaires tels que le blé, le riz, etc. Sans oublier bien sûr le carburant et tous les autres produits dérivés.
  • Augmentation de la pollution : pour maintenir le niveau d’approvisionnement en ressource fossile, cela devient rentable à présent d’exploiter les sables bitumineux, les gaz de schiste, le tout de façon crade évidemment, sinon ça ne serait pas rentable. Sans parler du nucléaire qui risque de constituer une alternative énergétique viable aux yeux de certains fous à lier…

Depuis la première publication, deux mises à jour ont été faites en 1992 puis 2002, soit respectivement vingt ans et trente ans après. Les résultats publiés en 1972 ont été repris et comparés avec les données statistiques réelles relevées : dans les deux cas, le scénario « Business as usual » est confirmé, sans inflexion notable. On continue sur la lancée du XXe siècle et dans le délire du « Toujours plus et encore plus ».

Le déclencheur viendra donc probablement de la baisse pétrolière et plus généralement, du déclin (déjà bien entamé) des ressources et matières premières. Et au-delà des mots, des courbes et des paramètres socio-économiques, il faut alors tenter de se projeter pour discerner ce qui nous attend : quels impacts cela aura-t-il sur la situation géopolitique, sur nos sociétés et nos modes de vie ?

  • Paralysie progressive d’un système économique et industriel fondé sur le carbone. Hausse des prix de l’énergie et des denrées alimentaires. Augmentation du chômage et de la paupérisation.
  • Pour amortir le choc, réponse initiale des gouvernements par des aides sociales financées grâce au déficit budgétaire et à l’endettement.
  • Quand cela ne suffira plus, instabilité sociale en perspective ? Augmentation probable du contrôle sur les populations par des mesures coercitives limitant les libertés ?
  • Et… quoi ensuite : développement du marché noir, émeutes urbaines ? Création d’initiatives et de solutions locales dans un désordre global ?

Je n’ai pas de boule de cristal pour connaître l’avenir. Je n’aime pas les millénaristes qui se délectent avec une fascination apeurée et morbide sur les théories de fin du monde, ou de sociétés post-apocalyptiques. Je suis avant tout quelqu’un de pragmatique, qui croit encore que de la compréhension naît l’action.

Aussi je soumets ces éléments à votre compréhension, pour que nous ayons une chance de trouver les bonnes actions à mener. Vite.

Les commentaires...

freeflyer, le 02-07-2011

Ca fait partie des évidences (tout le monde le sait) dont tout le monde s'en fout.. Le grand principe du "jusqu'ici tout va bien" est toujours parfaitement appliqué.. On attend le sol avec impatience..

Piou, le 03-07-2011

En réalité, je ne sais pas si ce sont vraiment des évidences, et si tout le monde sait ce qu'il va en découler.

Le problème, c'est que tant que l'on reste au niveau de grandes stats générales (7 milliards d'humains, pic pétrolier, etc.) cela ne parle pas aux gens. Ce qu'il faudrait réussir à faire, c'est à mettre tout cela en scène à travers des scénarios prospectifs.

- Genre : "Demain, le plein de votre voiture vous coûtera 200€. Imaginez la vie qui va avec".

- Ou encore : "Le panier minimum hebdomadaire de courses pour une famille de quatre personnes = 300€. A quoi ressemblera la vie en France ce jour- là ?"

Car c'est bien de ce genre de problèmes dont il s'agit, et parmi les futurs possibles, il y a quand même pas mal de chemins qui nous y emmènent tout droit... si rien n'est fait pour en dévier le cours.

Ploutocratie (non vérifié), le 08-07-2011

J'imagine plutôt que les sociétés les plus pauvres d'aujourd'hui (telles que celles de certains pays africains ou sud-asiatiques) vont venir remplacer les sociétés occidentales dans nos frontières. Et au dessus, dans leur(s) tour(s) d'argent, les dirigeants n'auront plus beaucoup de problèmes à traiter: comment tenir les forces de l'ordre aux ordres, comment maintenir une distance physique et matérielle entre eux et la pauvre et dégoûtante plèbe. Pour le reste... Ben, tant que restera le système basé sur l'argent, tout ira bien pour eux.

Tenir les forces de l'ordre, c'est bien l'UNIQUE point qui reste faible dans une évolution vers une société totalitaire (rendue ainsi par la logique et l'inéluctabilité des événements qui s'enchaînent); mais heureusement, l'homme étant peu fiable (sentiments, conscience, etc), nous avons trouvé un moyen bien meilleur pour assurer une "sécurité" absolue: les machines. Le temps passera, et avec lui, l'augmentation du nombre de drones et autres robots garantissant que le sale pauvre ne viendra pas déranger le clinquant riche. Et en plus, si celui-ci s'installe à Dubaï, quel risque que la foule vienne l'agresser au milieu du désert, sans eau pour boire, ni rien pour manger, ni pétrole pour rouler... ?

Voilà, le pire scenario se met en place. Et pourquoi moi j'y crois ? Parce que c'est l'évidence même de ce qui se passe aujourd'hui. Parce que si j'étais un de ceux qui possèdent une des plus grosses parts du gâteau, et que j'étais comme eux, sans âme ni conscience, j'agirais ainsi.

Puisse le temps me donner tort !

Piou, le 09-07-2011

Je suis assez d'accord, vous évoquez là un scénario qui est non seulement possible mais probable - même si je n'arrive pas à évaluer sa probabilité. Et des nouvelles telle que celle-ci ne font qu'aller dans ce sens.

Que faire alors :

- Accepter l'inéluctabilité, en se disant que cela fait partie de l'histoire que l'Humanité doit vivre ? En espérant qu'elle en survive.

- S'arranger pour être du bon côté du mur le moment venu ?

- Tenter malgré tout quelque chose, pendant qu'il est encore temps et que toute liberté d'action et de paroles ne nous est pas confisquée ?

Quelque part, je n'arrive pas à admettre que nous - citoyens lambda, classes plus ou moins moyennes, etc. - ne puissions rien faire face à la confiscation des pouvoirs par une poignée d'oligarques. N'y a-t-il pas quelque part une parade, un scénario alternatif ?

MasterBlaster (non vérifié), le 15-07-2011

Au stade où nous en sommes à moins de compter sur une prise de conscience massive doublé d'un changement de mode de vie à l'échelle d'une grosse part de la population mondiale ... A commencer par chacun d'entre nous individuellement pour montrer l'exemple à nos proches. Sinon je craint qu'on ne fasse fasse l'expérience d'une chute collective imminente.

Le problème malheureusement, et là je parle d'expérience, c'est de ne pas passer pour un écolo-rétrograde anti-capitaliste en adoptant un mode de vie réellement adéquate, à savoir en suivant un modèle décroissant ( qui en fait permets de vivre mieux c'est là le comble de l'histoire).

Alors je vous souhaite à tous bon courage dans vos actions et vos choix de consommations. Et que vous trouviez un équilibre qui puisse vous satisfaire. C'est un challenge que nous sommes à présent obliger de relever.

Ps. Pour ceux qui serais encore séduit par la solution du nucléaire je vos suggère de regarder ce magnifique film Finlandais, "Into Eternity" qui traite de la prise en charge des déchets nucléaires. Le propos est illustré par le site de stockage en cours de construction (fin des travaux prévus en 2100), pour stocker les déchets sur une période de 100 000 ans à l'abris des humains (ou l'inverse :D, pas évident de se faire une idée exacte) ! ...

JM Masson (non vérifié), le 21-05-2012

Merci pour cet article très clair. Je partage l'analyse.Comment aller vers "autre chose"? Brutalement? Certains ont essayé pour les relations sociales et ont été très contre-productifs. J'entends parler de "métamorphose", de changement de paradigme". C'est assez flou. Je propose une piste avec comme étape le développement d'un vrai système coopératif appuyé sur un cahier des charges à préciser mais qui éloigne de la croissance matérielle infinie comme dogme.D'autres auront peut-être de meilleures idées.

Piou, le 21-05-2012

J'ai lu les billets postés sur votre blog, qui fourmille d'idées intéressantes et est porteur de messages optimistes. Pour ma part, je crois également beaucoup au secteur de l'ESS (Economie Sociale et Solidaire) - mais il se développe lentement et c'est logique d'ailleurs, vu qu'il n'a pas pour objectif de faire de la croissance juste pour en faire. On est toujours dans un problème de temps et de nombre : serons-nous assez nombreux à prendre conscience du problème, avant que le temps limite ne se soit écoulé ? 

Pour casser le dogme de la croissance matérielle infinie, je ne vois aujourd'hui que deux solutions : 

1/ Une prise de conscience collective soudaine que l'Avoir ne peut définir l'Etre, qu'accumuler indéfiniment des biens matériels ne crée pas de sens à la vie et ne sauvera pas de la mort. Bref, l'humanité trouve enfin la recette pour juguler l'avidité que manifestent les êtres humains depuis que le monde est monde.   

2/ De premiers et "méchants" signes avant-coureurs du mur qu'on va se prendre, en espérant que cela jouera le rôle de coup de pied au fesse nécessaire.

Autant vous le dire, j'aime beaucoup la 1ère possibilité mais je n'y crois pas trop.    

JM Masson (non vérifié), le 22-05-2012

Je vois que nous avons sensiblement les mêmes points de vue. Il est réconfortant de le savoir. Merci aussi pour le conseil de lecture. L'anglais ne me gênant pas non plus, j'avais lu "Merchants of Doubt" de Naomi Oreskes avant sa traduction en français: "Marchands de Doute"  aux Editions du Pommier. Elle démontre comment les lobbies du libéral-totalitarisme ont bidouillé l'information pour faire douter beaucoup de nos concitoyens, surtout ceux qui en avaint envie, de la réalité des changements climatiques anthropiques.Un autre ouvrage, sorti récemment "controverses climatiques, sciences et politique (SciencesPo, Les Presses) montre aussi cette mécanique. 

La difficulté est là: la com du système productiviste sale, et de son allié l'hyperlibéralisme, est un outil puissant et efficace malgré ses outrances. C'est pourquoi je parle souvent de zombification. La première étape qui pourrait conduire à une prise de conscience des menaces environnementales majeures passe par une prise de conscience de l'étendue des manipulations de l'information: les méthodes sont le "black-out" sur les sujets qui gênent, comme dans nos contrées pendant cette campagne électorale: pas une question des "journalistes" pendant les débats sur ce sujet. La seconde est, lorsque le black-out n' a pas marché, la zombification, en créant de faux débats: c'est massif aux USA mais aussi ici, comme sur le sujet du climat avec une publicité éhontée faite... à ce que on appelle les "climato-sceptiques"... et moi les "climato-sceptiques sauf d'eux-mêmes" pendant toute la période qui a précédé "Copenhague". Big Brother avait décidé que l'écologie, cela suffisait! Il convient de faire prendre conscience de ces manipulations pour espérer une ouverture démocratique vers des alternatives. La porte est étroite.  

Piou, le 21-05-2012

Pour ceux qui sont intéressés par le rapport Meadows, voici une bonne nouvelle : l'ouvrage "The Limits to Growth - The 30 Year update" publié en 2004 a enfin été traduit en français, et sort jeudi prochain

(Bon, je l'aurai bien lu en anglais... mais 362 pages mêlant économie, prospective, sociologie... comment dire... ça passera mieux en français ;-) )

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