Le 13 February 2006 à 11h 40, par D.Durand

Texte très intéressant, mais certes pas neutre : D'un côté les "méchants, rétrogrades et obsolètes" propriétaires (l'auteur n'oublie d'ailleurs pas de leur accoler le terme bien parlant de "fermés"), de l'autre les "gentils, progressistes et modernes" open-sources ("ouverts").
Il est étonnant qu'aucun article de ce genre ne mentionne jamais les énormes sommes brassées par l'open-source et tous les standards "ouverts", les discussions de "gourous" du libre su les moyens de "complexifier" logiciels et langages libres avant d'en "fermer" les utilisations avancées aux "simples pékins", etc.

Le pire est sans doute la remarque du Apple et son "monopole bien juteux". Le choix de tels mots n'est pas anodin.
Vous dites qu'Apple n'a aucun interet à perdre ce "monopole bien juteux" ? Dites plutôt qu'Apple n'aurait jamais eu d'intéret à se lancer là dedans sinon... Et que la musique en ligne, ben personne n'en aurait *du tout*. Les pauvres auteurs que chacun, dans le monde du libre, se prête à plaindre, après tout, ont très rarement pris les devants : C'est toujours plus facile d'attendre que quelqu'un se lance pour lui tomber ensuite sur le dos et à présent qu'il a bien tracé la route, tout lui piquer gratuitement. Et si possible en le calomnier (comme le fait honteusement la fondation Mozilla contre Netscape, sans qui elle ne serait *rien*. Feraient mieux de corriger les bogues éternels de firefox, comme le copier-coller. C'est bien simple : J'ai fini pas passer à Opéra, et sous Linux en plus).
Open-office, au passage, n'existerait pas sans le "propriétaire" tant honni (ce n'est qu'un fork grassement arrosé d'un logiciel propriétaire, après tout).

Les DRM, c'est un truc chiant, sans doute (pas autant que l'impôt SACEM - qui profite pas mal à certains artistes que les promoteurs du libre évitent d'ailleurs curieusement de nommer -. Vivent les achats en Allemagne). Personnellement je n'achête plus de musique. Le dernier devait être une compilation "souvenirs" de Modern Talking. Des musiques intéressantes sont devenues trop difficiles à trouver.
Mais rien n'empêche tous ces artistes qui se plaignent des DRM de vendre directement des fichiers ogg ou mp3 sur leur site internet, ou de se regrouper pour le faire s'ils trouvent cela trop compliqué : On trouve des scripts de boutique marchande pour quelques sous, et l'interfaçage avec un système de paiement ne coûte pas trop cher.
Mais voilà : Personne ne le fait (ou presque). C'est plus facile de se plaindre.

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